Daphné, une amoureuse du cheveu

Daphné, une amoureuse du cheveu

Daphné est une amoureuse du cheveu. C’est une réelle passion. À travers son blog, ses vidéos tutorielles et ses réseaux sociaux, elle nous donne des astuces pour les soigner, les dompter et les coiffer. Elle propose également des ateliers individuels ou à plusieurs afin de promulguer des conseils personnalisés.

Je la retrouve dans sa boutique, dans une petite impasse non loin de Chemin Vert. Elle m’offre une tasse de café et nous commençons à papoter, paisiblement. Daphné, c’est la bienveillance incarnée. On comprend donc parfaitement pourquoi ses ateliers sont un succès. Plus qu’une interview, la conservation se transformera en réel échange.  

De l’art à la coiffure 

Daphné a fait trois années d’études supérieures dans le domaine de l’art avant d’être rattrapée par la coiffure, sa première passion. Elle décide d’abandonner ses études supérieures pour passer un CAP en accéléré.

« Je ne me coiffais pas tout le temps mais je voulais être coiffeuse depuis mes 4 ans.

Je ne l’ai pas fait dès le début parce que j’ai beaucoup été découragée par mon entourage »

La jeune femme a toujours été attirée par les cheveux « C’est une matière qui me fascine et je trouve ça hyper riche. Ça concerne tout le monde, que ce soit en France, au bout du monde ou dans n’importe quelle catégorie sociale et c’est ça qui me plaît en fait. »

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Durant sa formation, elle travaille en alternance dans un salon d’une chaîne française très populaire. Mais l’expérience ne lui plaît pas du tout. « On était complètement formatés. J’avais l’impression d’être un robot, pas le temps de savourer mon métier. »

Pour Daphné, la coiffure doit rester une activité de passion, de dialogue avec la cliente et de conseils avisés. Pour cela, il faut du temps, ce que les chaînes n’accordent pas.

« Une demi-heure par client et ça toute la journée je trouve que c’est l’angoisse. Même en tant que cliente c’est super important de se sentir considéré»

Elle y reste environ deux ans et finit par claquer la porte. C’est juste avant de partir qu’elle décide de créer son blog. « Je voulais juste à la base, renvoyer mes clientes du salon vers un site. Parce qu’à l’époque, je me coiffais déjà et beaucoup me demandaient comment je faisais.  Mais je n’avais pas le temps de leur expliquer. »

Les mercredis vidéos 

Elle décide donc de créer avec son compagnon vidéaste de l’époque une vidéo par semaine, et de la poster le mercredi, son jour de congé.

« On a tenu le rythme ce qui nous a permis de lancer la machine et avec l’essor des blogs il y a quatre ans c’est allé super vite. Le bouche à oreille a fonctionné et continue toujours sans que j’ai énormément d’effort de communication à faire ».


Daphné tombe ensuite enceinte de son premier enfant. Elle commence alors à faire des ateliers chez elle. Les demandes se multiplient.

Elle fait une pause pendant son congé maternité et se dit que l’engouement va s’essouffler surtout que la machine n’avait pas pu être totalement lancée. Mais c’est l’inverse qui se passe, elle décroche un article chez Glamour. « Cet article a tout changé. Ça m’a ramené un nombre de clientes incalculable et de là le bouche à oreille s’est fait et j’ai pu m’installer. »

Elle crée donc son entreprise, elle développe son blog et ses ateliers.

Lors de ces ateliers, elle apprend à ses clientes ce qu’elles veulent. « Je n’ai pas de programme ultra carré et prédéfini à tout prix, je m’adapte. En général, on me demande la même chose, des coiffures simples rapides, efficaces pour le matin. »

Daphné va apprendre en moyenne 3-4 petites coiffures par atelier « je vais surtout leur apprendre à accepter leurs cheveux ».

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Les diverses activités de Daphné 

Aujourd’hui, les ateliers marchent très bien mais elle a dû réduire la cadence, après une seconde grossesse et une envie de se diversifier «Ça ne me laissait plus le temps d’explorer l’autre aspect de mon activité à travers le blog et Instagram, les projets marques et du consulting que je fais aussi  et que j’adore. »

La jeune femme affectionne le foisonnement de projets. Elle crée son activité à son image et reste en perpétuelle évolution et mouvement. Elle préfère ne pas rentrer dans des cases.

Elle est par exemple en train de préparer son deuxième ouvrage qui sortira très certainement en octobre aux éditions Fleurus.

De plus, elle fait donc du consulting pour des marques et participe à des sessions de créativité avec de nombreux experts pour créer les futurs lisseurs de demain : « C’est très intéressant et je suis payée pour ce que j’ai dans la tête, pour mon expertise, c’est gratifiant. »

Vers la sociologie du cheveu

La jeune femme adore observer ses clientes et leur rapport aux cheveux et aimerait écrire un documentaire ou faire une web série sur le domaine. « Il y a un gros travail sociologique à faire sur les cheveux.  J’ai envie d’aller plus loin avec le blog, montrer aux gens ce que les cheveux cachent. J’ai envie de développer quelque chose de plus sérieux. »

Pour la suite, Daphné aimerait changer de local, embaucher et redévelopper les ateliers en y intégrant le service coupe et coloration. « J’ai envie de créer un cocon, un endroit dans lequel j’aimerais être cliente sur tous les plans. Je vais essayer de réfléchir à ça. Trouver les bonnes personnes »

Elle aimerait également développer l’aspect digital et pourquoi ne pas lier les cheveux à l’autre pan de sa personnalité, l’art.

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