Ces vêtements anciens dont on ignorait l’existence…

Ces vêtements anciens dont on ignorait l’existence…

Carmagnole, Casaquin, Chainse… Ces noms ne vous disent rien ? Et pourtant ce sont les noms des vêtements que portaient nos aïeuls ! Certains sont même les ancêtres de nos vêtements de tous les jours comme le perfecto ou bien encore la cape. Rien que pour vous, on a remonté le temps pour aller à la rencontre de ces pièces pleines de poussières dont on ignorait complètement l’existence…

La Carmagnole

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Si on vous dit Carmagnole, vous pensez ? A la fameuse chanson révolutionnaire “Dansons la Carmagnole” bien sûr ! Et pourtant, la Carmagnole est à l’origine un vêtement porté par les habitants du village italien de Carmagnolia, dans le Piémont. Eh oui !

Sous ses faux airs de perfecto, la Carmagnole est une veste courte avec un col découpé en angle aigu, rabattu sur la poitrine avec plusieurs rangées de boutons en métal. Pour la petite histoire, la carmagnole était portée pendant la Révolution française par les Sans-Culottes qui en ont fait un de leurs symboles avant de donner son nom au célèbre chant.

Le Casaquin

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Le casaquin ou pet-en-l’air (ne pas rire) est apparu sous le règne de Louis XV. Il s’agit d’un vêtement pour femmes qui se porte comme une veste mais qui ressemble à une robe à la française. Il descendait un peu en dessous des hanches, pile en dessous des fesses (d’où sa deuxième appellation) et  se portait ordinairement par-dessus la jupe.

Occasionnellement, il servait de vêtement de dessus pour les hommes (pas de chance…). On peut aussi le retrouver dans des expressions familières et figurées telle que : « on lui est tombé sur le Casaquin » , ce qui veut dire “on l’a fort maltraité en actions ou en paroles”.

Le Chainse

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Le Chainse est une longue chemise de lin à manches longues et poignets serrés que l’on portait au Moyen Age. Appelé également « drap de la pudeur », on l’enlevait  la nuit venue pour dormir. Peu de choses le sépare de la traditionnelle chemise blanche, excepté le fait que la chemise se porte à même la peau et le chainse par-dessus la chemise. La forme du col est également différente : l’une se ferme à l’aide de boutons, l’autre grâce à un laçage.

Bref, aujourd’hui on n’en voit pas trop l’utilité à part s’il fait très froid (ou si on joue au strip poker !). On lui a tout de même trouvé des airs de famille avec la chemise à lacets qui est ce printemps l’un des incontournables du vestiaire féminin.

Le Chlamyde

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De premier abord, on pourrait penser que le Chlamyde est une maladie… Loin de là ! Le Chlamyde est une sorte de tunique portée exclusivement par les hommes originaires de la Grèce antique et plus précisément de Thessalie. Elle était retenue au cou ou sur l’épaule droite par une agrafe (il fallait donc éviter de trop tirer dessus car les gars étaient généralement nu en dessous).

La véritable chlamyde thessalienne est extrêmement petite car lorsque les cavaliers la portaient, elle flottait au vent (étaient-ils toujours nus en dessous ? That is the question…) ! Aujourd’hui, le chlamyde se rapproche plus de notre cher poncho.

La Pèlerine

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La Pèlerine, c’est l’arrière arrière arrière arrière grand-mère de la cape ! A l’époque ce vêtement avait de multiples usages comme par exemple manteau pour les voyages, couverture pour dormir ou s’asseoir ou bien encore nappe pour les repas à l’extérieur durant les pèlerinages très fréquents au XIXe siècle. En bref c’était un peu le couteau suisse du manteau !

Le truc cool ? La pèlerine avait l’avantage de créer une égalité entre toutes les couches sociales, car elle était portée dans tous les milieux : aristocrates, officiers, grands bourgeois et bourgeois, mais aussi paysans et bergers. Aujourd’hui, la cape est plutôt synonyme d’élégance et de sophistication et est uniquement portée par les femmes.